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Vous vous demandez peut-être, parfois, ce que ça prend pour faire naitre une histoire quand on est auteur indépendent. Doit-on tout faire nous-mêmes? Et si non, où trouve-t-on l’aide qu’il nous faut pour faire naitre nos histoires?

Si vous me suivez depuis un certain temps, vous connaissez sans doute déjà quelques-unes des réponses. Mais en bref, il y a en effet des auteurs qui font tout (généralement à cause du manque de fonds), d’autres qui contractent divers aspects du processus de création des livres à des experts, et quelques-uns qui sous-traitent tout, sauf―bien sûr ―l’écriture (bien qu’il y en ait qui sous-traitent même l’écriture à des écrivains fantômes, mais c’est là un tout autre sujet).

 Quant à moi, je me suis limité à construire mon site Web (parce que c’est une chose que j’ai toujours aimé faire), et à créer les formats numériques de mes livres après en avoir appris les outils et les techniques, chose qui m’est venue facilement car j’adore toute chose informatique (même si je suis biologiste de formation et chef de projet par profession). Pour le reste, j’ai décidé dès le départ d’identifier une équipe d’experts dont je pourrais m’entourer, non seulement parce que je ne pouvais pas faire ces autres choses avec la qualité qu’elles méritent, mais aussi― et surtout ― pour me garder un peu de temps pour écrire. Et, je voulais utiliser des artistes aux débuts de leur carrière ― leur faire confiance, comme eux auraient besoin de me faire confiance. Mais, ayant décidé cela, je me suis assuré de choisir les meilleurs d’entre eux. Et j’ai fait cela en tenant des concours, en étudiant le portefeuille des finalistes, et enfin en chattant avec eux par Skype pour voir si ça cliquerait.

C’est ainsi que j’ai découvert M. Michele Parisi, un jeune graphiste italien qui était alors (en 2017) âgé de 23 ans et nouveau diplômé de l’Académie des Arts Numériques de Florence. L’habileté remarquable de Michele est visible dans toutes les illustrations qu’il a créés pour L’Épopée de K’Tara.

Mais ce qui a permis à Michele de toujours me donner ce que je désire et ce dont j’ai besoin, c’est qu’il sait écouter et demander des éclaircissements, puis se mettre au travail afin d’ébaucher les premières esquisses auxquelles il apporte des ajustements en fonction de mes commentaires. Quand il croit que mes idées ne rendent pas justice à une scène que je désire illustrer, il me le dit et suggère quelque chose de mieux. Malgré son âge, il était déjà un vrai professionnel et n’a fait que s’améliorer depuis que j’ai commencé à travailler avec lui. Je ne sais pas s’il continuera en tant qu’illustrateur indépendant ou s’il ira bientôt travailler pour une agence, car il en a les talents, mais j’espère pouvoir continuer à l’utiliser pour illustrer mes livres.

C’est ainsi aussi que j’ai découvert Adam R. Watson, l’extraordinaire acteur vocal qui m’a prêté sa voix pour la production de l’audiolivre de la version originale de Prémonitions, nommée Forebodings, et qui a ensuite accepté de prêter sa voix ainsi que ses talents musicaux pour l’enregistrement de La Chanson de Lusk (autrement connue sous le nom de Lusk’s Song ou Insanity, chanson que j’ai composée pour le roman), que j’espère faire enregistrer en français dès que j’aurai trouvé quelqu’un avec la voix que je désire. Pourquoi ai-je aimé travailler avec Adam? En raison de sa personnalité, de sa patience énorme, et de sa polyvalence incroyable, car il a, en effet, créé des voix individuelles pour chacun des principaux protagonistes de Forebodings, hommes, femmes et Scytale inclus; un total de quelque 36 voix différentes!

Si cela vous dit, écoutez Lusk’s Song ; je suis certain que sa voix vous laissera émus, surtout quand il chante «With this arm I hold the emblem, and we’ll sing for you requiem,» à 3min49sec.

Le dernier partenaire qu’il me fallait trouver, c’était quelqu’un pour traduire mes livres en français, car si je prenais le temps de le faire moi-même, l’écriture des deuxième et troisième tomes du roman― que je dois d’abord écrire en anglais ― se ferait bien trop tard pour le public anglophone. Ce fut peut-être le choix le plus difficile pour moi parce que j’avais besoin, non seulement, de quelqu’un qui ait les compétences techniques, mais aussi de quelqu’un qui saurait traduire le ton de mes paroles et de l’histoire en français. Et, parce que le français est ma langue maternelle (bien que j’aie perdu un peu de vocabulaire après 15 ans aux États-Unis), il me fallait trouver une personne qui ne se fâcherait pas quand je lui dirais que je n’aimais pas son choix de mot ou sa phraséologie.

Claire Bourély était tout cela, et plus encore. Elle était patiente et trouvait toujours le moyen de me montrer la justesse de ses choix, ou d’accepter les modifications que je lui demandais quand elle sentais qu’elles étaient acceptables ― ou meilleures, même. J’ai été convaincu d’avoir fait le bon choix lorsque j’ai vu le succès du roman en France, où il est continuellement en cours de lecture sur Amazon Kindle, et où il est passé de la 3200ième à la 27ième position toutes catégories confondues (et 1ère position dans la section Fantasy), entre Octobre et Novembre sur le site de littérature monbestseller.com. Maintenant, il me faut seulement trouver le moyen de convertir ces lectures en revues sur Amazon afin de pouvoir apprendre ce que les lecteurs français aiment ou n’aiment pas du roman.

Je me comte assez chanceux d’avoir pu trouver ces gens excellents pour m’aider à faire naitre l’histoire de K’Tara, et j’espère de pouvoir les rassembler pour le lancement du troisième tome de L’Épopée de K’Tara vers 2022, si ce n’est avant, comme par exemple au Salon du Livre de Montréal.

Mais pour l’instant, si vous aimez la voix d’Adam et que vous comprenez l’anglais, vous pouvez entendre des extraits de ses autres enregistrements sur SoundCloud, et vous pouvez admirer les nombreuses œuvres de Michele ici. Quant à Claire, vous serez en mesure de lire sa traduction d’Éruption quand je le publierai, vers la fin de cette année (après que j’aurai publié la version anglaise).

LADP.